La chapelle

La chapelle, située à un kilomètre au Nord-Ouest du bourg de Bourg-Blanc, sur la route de Coat-Méal, se trouve dans un cadre magnifique, qui abrite également une fontaine et un calvaire.

Elle daterait du XVème siècle mais il est vraisemblable qu’elle contient partiellement des structures de chapelles antérieures.

Elle renferme le tombeau de l’ermite Urfold qui consiste en un sarcophage uni, sans inscription, mais ayant dans son intérieur une arcade allongée, par laquelle passent et repassent les pèlerins. Le sarcophage élevé de terre de trois pieds, repose sur la pierre dont Saint-Hervé avait recouvert jadis le tombeau de son oncle.

La chapelle, vendue à la révolution, fut cédée en 1825 à la commune par un certain M. Guéna.

En 1841, la commune la donna à titre gratuit à la « fabrique » pour qu’elle soit à nouveau ouverte au culte.

La chapelle n’avait qu’un autel et comportait les statues du St  patron, de Notre Dame des Douleurs et de St-Jean l’Evangéliste.

Au cours des décennies qui suivirent, elle se dégrada progressivement et il fallut toute l’abnégation des Amis de St-Urfold pour lui refaire une santé, en l’ornant en particulier de vitraux relatant la vie de l'ermite, de Saint François d'Assise, de la famille de Coativy et de Saint Yves.

Les vitraux

Les vitraux des chapelles de Saint-Urfold et des Trépassés sont l’œuvre d'Hubert de Sainte-Marie, Maître verrier à Quintin. Né le 30 août 1923 à Reims, décédé le 18 avril 1991 à Quintin, Hubert de Sainte-Marie, petit neveu du Maréchal Lyautey, découvre l’été en Bretagne à Carantec de 1931 à 1936. De 1940 à 1945, sa brillante formation aux écoles des Beaux-Arts de Reims et de Paris lui permet en 1946 d’être le lauréat du concours des vitraux, organisé par les monuments historiques pour le Sacré Cœur de Montmartre. En 1947, sur proposition de Monsieur Jean De Bagneux, Maire de Quintin, accompagné de son épouse Françoise, artiste décoratrice, et de son premier compagnon Monsieur Jean Michel Baladi, il installe son atelier dans les étages du château du XVIIe siècle à Quintin.

 Saint-Urfold

D’après la tradition, il serait né à Landouzan sur la commune du Drennec vers le VIème siècle et aurait été formé à la vie religieuse au monastère d’Ack. St Urfold était le frère de  Rivanone, mère de St Hervé honoré à Lanhouarneau et le frère de St Rivoaré, qui a donné son nom à la paroisse voisine de Lanrivoaré

Saint-Urfold vécut en solitaire dans cette forêt de Dunan (du breton Doun : profond) qui s’étendait de St-Renan à Plouvien et qui fut décimée, entre autres, pour construire à Brest la flotte de Louis XI.

C’était un personnage d’une rare sainteté, un ermite qui vivait à l’écart  de la société et de sa famille dans une intention de pénitence et de contemplation.

L’historien Albert Le Grand nous dit qu’après sa mort, son oratoire et son sépulcre furent au point qu’on ne pouvait plus discerner l’endroit exact où avait été inhumé le Saint Ermite. 

Le Pardon de Saint-Urfold

Le Pardon de Saint-Urfold a lieu à la Pentecôte et est associé à la kermesse des écoles privées locales, Notre-Dame et Saint-Yves.
A cette occasion, la tradition veut que les fidèles passent sous l'arcade du tombeau en invoquant Saint-Urfold pour la guérison de leurs rhumatismes.

En 2019, le pardon sera célébré le 9 juin, à partir de 9h30.

http://www.mairie-bourgblanc.fr/histoire-patrimoine/chapelle-saint-urfold

  • Chapelle Saint-Urfold
    Saint-Urfold
    29860 Bourg-Blanc
  • 02 98 04 05 43
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