L’église actuelle a été précédée d’au moins deux autres en ce même endroit.
L’extérieur : édifice néo-roman, tout en granit
Le clocher : 36 mètres de haut – une tour carrée à 2 rangs de galeries, surmontée d’une flèche octogonale. Il renferme4 cloches.
L’intérieur : l’église comporte une nef de 5 travées. Le maître autel en granit est entouré d’un spacieux déambulatoire sur lequel s’ouvrent 3 chapelles rayonnantes.
Les orgues : elles furent acquises en 1850 et comprennent 19 jeux (1200 tuyaux)
Les vitraux : certains sont à personnages (Saint Yves – Saint Louis – Sainte Jeanne d’Arc…) .Les vitraux non figuratifs sont récents (1984)
Les statues : Saint Pierre – Saint Paul – Saint Sébastien – David et Sainte Cécile (XVIIIème siècle) ont une certaine valeur. Les autres sont des statues de « série » (XIXème siècle)
Le château actuel a été bâti entre 1580 et 1602. De l’ancienne voie romaine, une large avenue de plus d’un kilomètre y conduit. Le portail extérieur à portes cavalière et piétonne est surmonté de mâchicoulis et défendu par deux tourelles percées d’une double batterie d’embrasures. L’édifice principal, très dignement construit en grand appareil, est du début du XVIIe siècle (1602).A droite, fait saillie une tour carrée couverte en dôme avec angles brisés. Une autre tour ronde, amortie aussi en coupole et munie de meurtrières, se dresse à l’angle nord de l’arrière façade. Dans la cour, coule une fontaine à édicule de plomb et grande auge dont les coins sont entaillés pour y déposer cruches et seaux. Blason : « D’argent à la roue de sable accompagnée de trois croisettes de même »
La chapelle du Château de Kerouartz 
Attenante au château, la chapelle du château de Kerouartz n’est pas citée dans les anciens actes et ne parait pas de construction ancienne, quoique bâtie avec d’anciens matériaux d’édifices tombés en ruine. Une note manuscrite du Marquis de Kerouartz en 1841 indique :
« Un de mes arrière-grand-pères, Hervé de Kerouartz avait obtenu auprès du Très Saint Père à Rome l’insigne faveur, le don du Corps est d’un martyr, Saint Eluminat (ou Illuminat) qui fut déposé dans une châsse sous l’autel. A la révolution, le château et la chapelle furent pillés et le corps de Saint Eluminat fut enlevé. Une relique de Saint Eluminat existe toujours à l’église de Lannilis. La chapelle fut restaurée en 1951.
Le Manoir de Kerbabu
Le manoir de Kerbabu, converti en ferme, est une intéressante construction Louis XIII en pierres de taille, avec de hautes lucarnes à frontons courbes ou triangulaires, coupant la ligne de toiture, et une tourelle ronde à cul-de-lampe sur la façade. L’aile de droite a une belle corniche soutenue de modillons et soubassements moulurés. Derrière le corps de logis, s’élève une tourelle carrée couverte en dôme, particularité que l’on retrouve à Kerouartz. Un magnifique colombier est voisin du manoir. Il comporte 1200 alvéoles, chacune correspondant à ¼ d’hectare de terre, ce qui fait que nous pouvons évaluer la surface totale du château à 300 hectares. Au centre, une pierre était destinée à faciliter la manœuvre d’une échelle tournante.
Blason : « Blason d’argent à quintefeuilles de gueules ».
Le Manoir du Bergot
Construit aux environs du XVIe siècle, le manoir du Bergot, plus communément appelé « Maner Bras ar Bergot », fut jusqu’au début du XVIIe siècle habité par des cadets de la maison de Kerouartz.
Cette famille, d’origine anglaise, est connue depuis Macé de Kerouartz, croisé en 1248 qui accompagna Saint-Louis sous les murs de Damiette. Saint-Louis le chargea de la conduite des convois des machines de guerre en souvenir de quoi, Macé plaça au milieu de son écusson une roue de sable.
Le Manoir de la Motte
A l’ouest du bourg de Lannilis, le manoir de ka Motte est situé à mi-pente d’une dépression verdoyante qui conduit à l’Aber Benoît, un mince ruisselet. C’est une simple maison bâtie en équerre aux hauts pignons que relèvent deux lucarnes historiées et une porte Renaissance à colonnes.
Au XVIe siècle, les Campir (d’or à 3 fasces de gueules au lion brochant) étaient Seigneurs de la Motte.
La chapelle dédiée à Sainte Geneviève possède un léger clocheton du XVIIIe siècle et le pardon continue à y être célébré chaque année le dimanche de la Trinité.
Le Pont Krac’h ou Pont du diable
Le pont, très pittoresque, est construit de blocs de granit. Au centre, trois aqueducs permettaient le passage de l’eau à la marée montante et descendante. Une croix marque l’extrémité du pont du côté de Lannilis. Peut-être fut-elle placée là pour bien préciser que ce pont, construit par le diable, ne lui appartient pas et qu’on lui joua un bon tour.
La chapelle Saint Sébastien
La terrible épidémie de peste de 1640 fut la cause directe de la construction de la chapelle. La construction de la chapelle commença le 8 février 1641. Beaucoup de paroissiens, et même plusieurs personnes de l’extérieur y participèrent gratuitement. Mais par suite de diverses difficultés créées par les fréquentes sépultures de pestiférés, les travaux allèrent très lentement et ne furent terminés qu’en 1644. La chapelle de Saint-Sébastien fut restaurée en 1785, puis à nouveau en 1819, avec les ruines provenant de la chapelle Notre-Dame de Troberou.
La chapelle est propriété communale depuis 1905.
La Fontaine de Trobérou
Située près de la chapelle de Trobérou qui a joué un grand rôle dans l’histoire de la paroisse de Lannilis, son existence remonterait au moins au XVe siècle, et elle était, sous le vocable de Notre-Dame, grandement honorée en ce lieu, sous le titre de Notre-Dame de Troberou. De 1767 à 1776, la chapelle obtiendra provisoirement le rang d’église paroissiale (même si elle ne pouvait accueillir que le quart des paroissiens) parce que l’église était fermée, car elle menaçait de tomber en ruine. Tombée en ruine au début de la Révolution, ses pierres servirent à la rénovation de la chapelle Saint-Sébastien.


Le Château de Kerouartz 